Théodore Monod, numéro spécial
Théodore Monod, membre de La Rahla depuis 1967, a fait l’objet d’un numéro spécial de notre revue, dont vous trouverez ici les éléments essentiels:
Théodore Monod, membre de La Rahla depuis 1967, a fait l’objet d’un numéro spécial de notre revue, dont vous trouverez ici les éléments essentiels:
Bien faire et le faire savoir. La recette est ancienne mais n’a rien perdu de son actualité. Aujourd’hui bien plus qu’hier, nos projets et nos réalisations n’ont d’existence que s’ils sont partagés. Les temps ont changé. Nos membres ont pris de l’âge. Certains ont disparu. Quelques jeunes nous rejoignent, nous nous devons d’aller à leur rencontre.
Nous avons mis en place un nouveau site internet, clair et facile d’accès. Les premières statistiques montrent qu’il intéresse un nouveau public. Nous avons aussi créé une chaîne YouTube qui accueille déjà nombre de vidéos (documents anciens d’un Sahara disparu, interviews de méharistes d’hier et récits de voyageurs d’aujourd’hui).
Aujourd’hui, la vraie question n’est pas pour nous de savoir comment communiquer mais plutôt ce que nous voulons partager, et avec qui. La revue Sahara & Sahel doit conserver son niveau d’exigence historique et scientifique mais nos autres outils (site internet, chaîne vidéo, réseaux sociaux) doivent s’ouvrir à un public plus large et plus jeune, simplement désireux d’approcher et de partager le Sahara d’aujourd’hui et de demain.
Tamelra, ce mot avait autrefois une grande importance chez les Touaregs car le sujet des conversations tournait principalement autour des chameaux, et donc de la course qui sélectionne le meilleur, mais aussi le meilleur jockey. Que désiraient savoir les femmes dans les campements ? Le nom du gagnant, Wa-n-eref, celui de tête. Un étranger ne pouvait s’intégrer aux Touareg tant qu’il ne s’intéressait pas à tout ce qui concerne le chameau, en commençant par l’herbe du pâturage jusqu’à la course… En fait, tant que vous n’aviez pas entendu les Touaregs dire à votre sujet ales idobet amis, cet homme peut le chameau, il était inutile de penser que vous saviez monter à chameau parce que vous aviez un jour réussi quelques foulées au trot !
Ce récit de Jean-Louis Bernezat vient de paraître dans le numéro 255 de la revue Sahara & Sahel.
Découvrez ici les premières pages : Tamelra Début du récit
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12 mars 1950. Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre arrivent à Alger. Ce n’est pas la première fois qu’ils posent pied sur la terre algérienne. Deux ans plus tôt, ils y avaient déjà effectué un séjour d’un mois et demi. Mais, cette fois-ci, c’est un tout autre projet qu’ils ont conçu. Il s’agit pour eux de rejoindre par voie de terre l’Afrique sahélienne et ainsi d’effectuer ce qu’il est convenu d’appeler une transsaharienne. C’est là une idée que Beauvoir avait depuis quelques années. Elle avait déjà effectué trois voyages en Algérie dont un avec Sartre et elle était tombée sous le charme du désert.
Dans la revue Sahara & Sahel (numéro 255, qui vient de paraître), Paul Pandolfi raconte l’étonnante traversée du Sahara, entreprise par ces deux écrivains célèbres, amants et compagnons de route.
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La disparition de Maurice Freund le 9 mai 2026, à l’âge de 83 ans, est une triste nouvelle pour ses amis et pour tous les amoureux de l’Afrique, du Sahel et du Sahara. Au début de cette année, voyageant avec Point Afrique, nous étions encore une vingtaine de Sahariens à nous rendre en Mauritanie, de Paris à Atar, et nous retrouvant ensuite à à bord de l’extraordinaire Train du Désert qu’il avait contribué à mettre sur les rails. En février, Jade Mietton se trouvait avec lui au Tchad, saisissant avec tendresse une des dernières images de ce passionné d’aviation, de voyage, d’aventure et de solidarité.
Né à Guebwiller en 1943, Maurice avait été placé en orphelinat et n’avait connu que brièvement son père, soldat alsacien malgré nous incorporé par l’armée allemande et envoyé sur le front russe où, fait prisonnier après la débâcle nazie, il était resté prisonnier au camp de Tambov pendant près de dix ans.
Fils unique, Maurice avait ainsi éprouvé dès l’enfance la douleur de l’injustice. Militant passionné, il allait créer en 1963 l’association Le Point, initialement destinée à la protection du patrimoine local mais qui allait très vite s’ouvrir sur le monde avec l’envol du Point Mulhouse, cassant les prix jusqu’alors imposés par l’IATA à toutes les compagnies aériennes. Dès 1969, billets à bas prix pour Londres, Dehli et Naples puis, en 1978, le grand saut au-dessus de l’Atlantique avec le premier vol charter Paris Lima. Je fus alors parmi les heureux passagers, un peu entassés mais tellement heureux.
Après une inévitable faillite et quelques trous d’air, Maurice Freund créée, sous forme de coopérative de voyageurs, Point Afrique. Gao d’abord, puis Atar, Agadez, Mopti, Tamanrasset, Djanet… Suivront Ouagadougou, Bamako, Niamey et Cotonou mais en 2007, l’assassinat de quatre touristes français en Mauritanie allait mettre à mal le tourisme saharien et Point Afrique, qui ne reprendra ses vols que quelques années plus tard.
En Ardèche où Maurice avait installé Point Afrique, il était devenu l’ami de Pierre Rabhi, dont il était l’administrateur du fonds de dotation et qu’il avait soutenu pour la création de projets écologiques au Burkina-Faso. C’est d’ailleurs en Ardèche, dans le petit village de Bidon où il s’était installé depuis de nombreuses années et où Point-Afrique a implanté sa coopérative, que Maurice Freund sera accompagné à sa dernière demeure par ses innombrables amis, parmi lesquels la jeune réalisatrice Jade Mietton, engagée à ses côtés dans ses projets de tourisme et de développement durables. Ci-dessous, le texte de Jade en mémoire et en l’honneur de celui qu’elle appelle son « mentor ».
Alex Décotte
Mon mentor s’en est allé
Celui qui m’a inspiré de par son engagement envers le Sahara… Celui qui depuis treize ans m’a fait voyager… Celui que j’admirais tant, trop peut-être…
J’ai tellement d’anecdotes et de souvenirs ! À l’auberge d’Aha à Agadez, où je n’avais pas osé t’aborder…
À Maaden en Mauritanie, où je te courais après pour que tu me signes ton livre… J’ai eu la plus belle des dédicaces dans l’avion du retour.
Chez toi à Bidon autour de la piscine, d’un barbecue multiculturel ou d’une réunion d’affaires sur le tourisme… Au Point, évidemment… À Lyon quand tu m’as présenté ton fils, devenu mon meilleur ami.
Quelle chance j’ai eu de te connaître. Qui va me taxer des clopes maintenant ? Qui s’investira autant pour nos amis sahariens ? C’est une perte immense pour nous tous.
Tu as eu une vie hors du commun. Tu es un personnage extraordinaire. Engagé, fier, avec un tempérament pas toujours facile.
Tu as été le parrain de mon premier festival, nous te rendrons l’hommage que tu mérites à la prochaine édition fin juillet. Voici le dernier portrait que j’ai fait de toi. Tu rayonnais encore en février dernier à Amdjarass, au Tchad, avant que tout ne se complique.
Nous t’aimons. Nous te regretterons. MERCI, Monsieur Maurice Freund, pour tout ce que tu as fait pour tant de gens !!! Après cette vie où tu en as vécu mille, Momo, tu peux enfin prendre un peu de repos. Toutes mes pensées vont à ses proches.
Jade Mietton
Les obsèques de Maurice Freund se tiendront au siège de Point Afrique à Bidon (Ardèche) le lundi 18 mai 2026 à 13h30. Jade Mietton, présidente de l’association 20 degrés Nord, y représentera également Les Sahariens / La Rahla.
Tinariwen part en tournée européenne en 2026 avec The Hoggar Tour : France, Royaume-Uni, Europe et Inde, pour une musique nomade aux riffs planants.
Film réalisé par Jonathan et Sophia lors du voyage 2026 du Train du désert en Mauritanie: une immersion humaine et saharienne à découvrir.
Le n°254 de Sahara & Sahel rend hommage au photographe Alain Sèbe : 100 clichés, récits et témoignages majeurs du monde saharien.

Les Sahariens | La Rahla vous souhaitent d’excellentes fêtes de fin d’année et vous présentent leurs meilleurs vœux pour l’année 2026, avec l’amour du Sahara chevillé au cœur.
Cette nouvelle année sera sous le signe de la renaissance pour notre association, dans un élan que nous souhaitons partager avec tous les amoureux du Sahara – d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Nous commençons déjà à préparer notre centenaire en 2027.
Nous disposons désormais d’un nouveau site (https://les-sahariens.com), d’une nouvelle chaîne Youtube (https://www.youtube.com/@LesSahariens), d’une nouvelle page Facebook (https://www.facebook.com/lessaharienslarahla), aux côtés de notre revue Sahara & Sahel, dont le contenu et la présentation restent au cœur de nos efforts. Nous offrirons très bientôt une page Instagram ainsi qu’un réseau WhatsApp ouverts à tous nos membres.
Notre association vit grâce au dynamisme, à l’enthousiasme et à l’engagement de ceux qui la font vivre : n’hésitez pas à promouvoir nos activités auprès de vos amis, et à parler de nous autour de vous !
Berny Sèbe (Président) et le Conseil d’administration
Les Sahariens | La Rahla
Géologue formé à la Sorbonne, Maurice Lelubre devint un spécialiste majeur du Sahara après ses explorations de l’Ahaggar, influençant durablement la géologie saharienne au XXe siècle.
