Chocs climatiques, mauvaise gouvernance et crise des réfugiés au Sahel
Au Sahel, la sécheresse et la mauvaise gouvernance forcent des milliers de familles à fuir des terres devenues stériles. Une enquête au cœur du drame climatique africain.
Au Sahel, la sécheresse et la mauvaise gouvernance forcent des milliers de familles à fuir des terres devenues stériles. Une enquête au cœur du drame climatique africain.
De l’Atlantique aux dunes sahariennes, découvrez un circuit de 10 jours mêlant navigation, villages côtiers, art rupestre et traversée à bord du Train du Désert.
Climat, démographie, pauvreté, sécurité : le Sahel et l’Afrique subsaharienne affrontent des défis majeurs pour bâtir un avenir durable.
Les migrations transsahariennes révèlent l’endurance des oiseaux, capables de franchir le Sahara sur des milliers de kilomètres, un exploit menacé par le changement climatique.

Pour information, dans l’Amphithéâtre Giroud du Campus Saint-Germain-des-Prés, le 6 octobre 2025, dans le cadre de la Fête de la Science 2025,
Invitation à une Projection-Débat autour du film de 26 mn
« Tidinit – Une passion musicale saharienne- » de Sébastien Boulay et Emile Rivet
En suivant le récit d’apprentissage de Mahfoudh Ethmane, un jeune musicien autodidacte des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf (Sud-Ouest algérien), et son projet de voyage au pays des griots mauritaniens, le film invite à une découverte de la musique ouest-saharienne et de ses multiples influences contemporaines.
Plus qu’un simple portrait, le documentaire propose aussi un regard renouvelé sur les migrations ouest-africaines, en s’intéressant à l’expérience humaine du voyage, aux circulations régionales des artistes, des musiques et des savoirs.
La tidinit s’inscrit dans la famille des luths soudanais, qui sont utilisés dans les ensembles de la zone ouest-africaine par les griots
Descriptif complet et inscriptions (gratuites): https://fetedelascience.u-paris.fr/events/event/projection-du-film-tidinit-une-passion-musicale-saharienne/

Des Touareg faits prisonniers à Hassi Inifel, dont Kenan Ag Tissi, neveu et héritier du chef des Taitoq
Durant l’été 1887, après avoir parcouru plus de 700 kilomètres en 10 jours, un groupe de Touareg Taitoq et Kel Ahnet va razzier des chameaux des Chaamba Mouadhi au nord-est d’El Golea. Mais les Chaamba interceptent le rezzou sur le chemin du retour au puits d’Hassi Inifel. Plusieurs Touareg sont tués et sept d’entre eux faits prisonniers. Ces derniers seront remis aux autorités françaises. Après un court séjour à Gardhaia, ils seront amenés à Alger et internés au Fort de Bab Azzoum où… ils recevront la visite de Guy de Maupassant !
Les autorités françaises hésiteront sur la politique à suivre envers ces encombrants prisonniers. Les réponses apportées dévoilent les divergences de vue existant alors quant à la politique à mener par rapport aux Touareg et à l’expansion française dans le Sahara.
À Alger, les prisonniers seront interrogés par le Capitaine Henri Bissuel. De ces entretiens est issu le livre « Les Touareg de l’Ouest » ainsi que la première carte de l’Ahnet, une reproduction d’un dessin tracé par les Touareg eux-mêmes sur le sable de la cour de leur prison.
De son côté Emile Masqueray, un anthropologue arabophone, fréquentera lui aussi assidûment les prisonniers Touareg. Il mènera grâce à eux d’importants travaux linguistiques sur la langue tamahaq. Ses Observations grammaticales sur la grammaire touareg et Textes de la tamahaq des Taïtoq, publiées en 1896, en sont le témoignage.
Deux des prisonniers, Kenan ag Tissi et Chikkadh ag R’ali, accompagneront Masqueray lors d’un voyage à Paris pour l’exposition universelle de 1889. À cette occasion, ils rencontreront le géographe Henry Duveyrier qui interviendra en vue d’obtenir leur libération. Mais cette mise en liberté alors envisagée sera reportée sine die quand, en 1890, l’explorateur Paul Crampel s’adjoindra Chikkadh ag R’ali pour son expédition censée remonter jusqu’à In Salah par la région de l’Ahnet.
Paul Pandolfi, spécialiste du Sahara, est docteur et professeur en ethnologie à l’Université de Montpellier. Il nous fait l’honneur d’évoquer cet épisode méconnu de l’histoire saharienne. Un plaisir qu’il saura rendre vivant car il a résidé 9 ans en Algérie comme professeur coopérant, dont 3 ans à Tamanrasset, de 1985 à 1988, avant d’effectuer de nombreux séjours au Sahara.

Bien faire et le faire savoir. La recette est ancienne mais n’a rien perdu de son actualité. Aujourd’hui bien plus qu’hier, nos projets et nos réalisations n’ont d’existence que s’ils sont partagés. Les temps ont changé. Nos membres ont pris de l’âge. Certains ont disparu. Quelques jeunes nous rejoignent, nous nous devons d’aller à leur […]