Sahara touareg
Une conférence de Jean-Marc Durou
Une conférence de Jean-Marc Durou
Parmi les centaines de milliers de peintures et de gravures rupestres présentes dans le Sahara, une seule représente un bébé en train de téter et quatre-vingts montrent des enfants de deux à cinq ans. Cette situation est étonnante, comparée à la place qu’occupent aujourd’hui les tout-petits dans nos albums de famille. Pourquoi les jeunes enfants ont-ils été si rarement représentés au Sahara?
Christian Dupuy, archéologue au sein de l’Institut des mondes africains (IMAf, CNRS), mène ses recherches au Mali et au Niger. Ses travaux portent sur les modes de vie, les techniques et les pratiques spirituelles des sociétés d’Afrique septentrionale, depuis l’émergence de l’économie agro-pastorale (VIIe-VIe millénaires av. J.-C.) jusqu’à la période précoloniale.
Entrée: 10€. Gratuit pour les membes de La Rahla / Les Sahariens
Conférence de Christian DUPUY, archéologue (IMAf, CNRS)
Vers 100.000 ans, dans le sud de la Tunisie, des pierres sont amoncelées avec des silex taillés et des os d’animaux intentionnellement brisés. Par ailleurs, des coquillages sont percés, parfois noircis par une exposition au feu ou recouverts d’ocre. Vers 10.000 av. J.-C., apparaissent dans les gisements préhistoriques des figurines, des statuettes, des plaquettes de pierre gravées et des œufs d’autruche incisés. À la suite de quoi des dizaines de milliers de gravures sont exécutées sur des parois rocheuses à l’air libre. Quelles significations accorder à ces diverses manifestations ?
Conférence de Charles Grémont
Azawad

Depuis les années 1990, des Touaregs et des Arabes des régions nord du Mali mènent une lutte pour l’autodétermination et pour la libération d’un territoire qu’ils appellent Azawad. Cette conférence propose de retracer l’histoire de cette revendication.
Charles Grémont
Charles Grémont est historien, chercheur à l’IRD, membre de l’Institut des mondes africains (IMAf) et du laboratoire mixte international MACOTER à Bamako. Ses recherches portent sur l’histoire des sociétés pastorales du Sahara et du Sahel, principalement au Nord-Mali.
Inscription
Il est prudent de s’inscrire sur le site du Musée Saharien: https://museesaharien.fr/
Une conférence de Paul Pandolfi
Tin Hinan est une reine berbère considérée par les Touaregs nobles du Hoggar comme leur ancêtre originelle. Récit des campagnes de fouilles qui, en 1925 et 1933, ont permis de découvrir à Abalessa, dans le Hoggar, le tombeau renfermant un squelette attribué à Tin-Hinan. Cette origine explique les traits matrilinéaires de la société des Kel-Ahaggar et le rôle qu’y jouent les femmes (droit d’accès au commandement notamment). On retrouve aujourd’hui l’image de Tin–Hinan dans la littérature, le cinéma, la musique et même … la mode féminine.
Paul Pandolfi est professeur émérite d’ethnologie à l’université Paul Valéry et ancien directeur de la Maison des sciences de l’homme de Montpellier. Il a résidé durant neuf ans en Algérie et a par la suite effectué plusieurs séjours au Sahara. Outre de nombreux articles, il a notamment publié Les Touaregs de l’Ahaggar (Karthala 1998), Une correspondance saharienne (Karthala 2006), La conquête du Sahara (Karthala 2018) et Charles de Foucauld, homme de science. (Editions du Croquant 2022), Il préside aujourd’hui le comité Languedoc des Sahariens.

Une conférence de Laurent Gagnol orgnisée au Musée Saharien par le comité Languedoc-Roussillon des Sahariens
Depuis une quinzaine d’années, une ruée vers l’or s’est propagée dans la quasi-totalité des régions sahariennes, de la mer Rouge à l’océan Atlantique, en mobilisant des milliers de personnes dans des confins peu ou pas habités. Cosmopolite, brusque, massive et mouvante, parfois violente, l’exploitation de l’or était largement illégale mais tolérée. Artisanale au début, elle s’est mécanisée. Cette conférence est issue de plusieurs enquêtes sur le terrain, au Niger et en Mauritanie, et à distance en utilisant les images satellites.
Laurent Gagnol
Spécialiste du Sahara, Laurent Gagnol est maître de conférences en géographie à l’université d’Artois. Ses recherches portent principalement sur le nomadisme, les activités extractives, les enjeux environnementaux et géopolitiques au Sahara ainsi que t sur la géohistoire et la construction des savoirs géographiques et cartographiques relatifs au Sahara.
Prix d’entrée (membres et non-membres) :
10 euros / Gratuit pour les membres des Sahariens-La Rahla
Modalités d’inscription
Il est conseillé de s’inscrire au préalable sur le site du Musée : museesaharien.fr

Film de Gérard Uginet et conférence de Monique Vérité
Odette du Puigaudeau a grandi sur la presqu’île du Croisic. Ajoutez à cela une ascendance de marins, d’aristocrates armateurs et d’artistes peintres pour faire germer, dès l’enfance, la graine voyageuse.
En 1932, elle rencontre Marion Sénones. Elles deviennent amantes et forment un inséparable duo. Elles embarquent un jour de novembre 1933 pour réaliser leur projet de pérégrination saharienne.
Dans le désert mauritanien, elles nomadisent sur 4 500 kilomètres de piste à dos de dromadaire. Elles rentrent à Paris en octobre 1934, félicitées par un milieu académique conscient de l’exploit physique et admiratif du travail de collecte des deux femmes.
Conférence de Jérôme Lejot

Le conférencier explore le rôle central des outils d’observation à distance dans l’analyse des formes et des reliefs. Il met en lumière l’utilisation d’images satellitaires et aériennes, de données de télédétection par laser et de drones pour cartographier, modéliser et suivre l’évolution des paysages. Ces technologies permettent d’observer l’érosion et la sédimentation, ainsi qu’une meilleure compréhension des activités humaines dans les milieux naturels et anthropiques (« dus à l’activité humaine », Larousse).
Jérôme Lejot

Jérôme Lejot, enseignant-chercheur à l’Université Lumière Lyon 2 (Géographie et Aménagement), est aussi un homme de terrain, au double sens du terme, puisqu’il participe régulièrement aux grands marathons régionaux français…
Une conférence d’Odon Abbal


Paul Soleillet, plus connu aujourd’hui pour avoir croisé la route d’Arthur Rimbaud, fut en son temps un infatigable voyageur et un explorateur entêté de l’Afrique. Il se rendit à In Salah et côtoya Ahmadou, sultan de Ségou. Il fut aussi l’un des promoteurs du projet du Transsaharien. Plus tard, il établit de précieux contacts avec Ménélik II, roi des rois d’Éthiopie, et contribua indirectement à la fondation de Djibouti avant de mourir subitement à Aden. Adulé en son temps, il fut plus tard dénoncé par certains historiens pour sa méridionalité et son côté hâbleur. Ils ne voyaient en lui qu’un promeneur, un opportuniste exploiteur impudent du mouvement géographique. Mais qu’a-t-il réellement fait au Sahara ?

Odon Abbal est docteur en histoire de l’Université Paul Valéry de Montpellier. Il a enseigné l’histoire et la géographie dans le Gard et dirigé un établissement scolaire en Guyane. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont une biographie de Paul Soleillet parue en 2019.
Lieu de la conférence : Musée saharien. 1bis, avenue de Castelnau / 34920 Le Crès / Tél. 0667299442 ou 0467725613 / musee.saharien@gmail.com . Conférence organisée par le comité Languedoc-Roussillon des Sahariens (Paul Pandolfi : 0668397362 / paul.pandolfi@orange.fr).
Prix d’entrée : 10 € / Gratuit pour les membres de l’association Les Sahariens-La Rahla. Il est conseillé de s’inscrire au préalable sur le site du Musée : https://museesaharien.fr et de se présenter dès 18h45.

Pays d’Apt en vidéo et Les Sahariens – La Rahla, organisent au début du mois de mai trois journées de projections, débats et expositions consacrés à de multiples facettes du Sahara : caravanes de sel au Niger, volcans du Hoggar, peuple Kel Tamasheq, etc. Ces rencontres se dérouleront à Saint-Martin-de-Castillon (Chapelle des Pénitents). Participation libre. Infos auprès de Pays d’Apt en vidéo (info@aptenvideo.fr) ou du Comité Provence des Sahariens (comiteprovence@les-sahariens.fr Tél. 0688969947).

Bien faire et le faire savoir. La recette est ancienne mais n’a rien perdu de son actualité. Aujourd’hui bien plus qu’hier, nos projets et nos réalisations n’ont d’existence que s’ils sont partagés. Les temps ont changé. Nos membres ont pris de l’âge. Certains ont disparu. Quelques jeunes nous rejoignent, nous nous devons d’aller à leur […]